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Le prix de la paix

  • 27 mars
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 15 avr.



Dans le meilleur des cas , une transmission, ça se prépare.

Au premier rendez-vous, tout semble aller bien :

« On ne veut pas créer de conflit. », « On en a encore parlé ce week-end, tout le monde est d’accord. »

Ces phrases sont rassurantes, mais elles ne reflètent pas toujours la réalité.

Elles reflètent surtout l’espoir. L’espoir que les choses se passeront bien, que rien ne viendra perturber l’équilibre actuel.

Vouloir la paix n’est pas forcément synonyme de sérénité.

C’est souvent un mélange plus subtil : savoir ce qui coince… et choisir de ne pas y toucher.

Parce que cela évite les tensions, du moins, c’est ce que l’on croit.

Sauf que la tension, même invisible, ne disparaît pas. Au contraire, elle s’installe, elle prend de la place.

Elle devient cet éléphant au milieu de la pièce que tout le monde voit…mais que personne ne nomme.


Je crois profondément que c’est l’une des raisons pour lesquelles tant de transmissions ne sont pas préparées en amont.

On ne veut pas ouvrir la boîte de Pandore.

Alors on attend.


Mais ce qui n’est pas visible n’est pas inexistant. Quand les attentes restent implicites, quand les rôles sont flous, l’interprétation prend le relais. Et chacun construit sa propre version de la réalité.

Tant que rien ne bouge, cela peut tenir.


Mais la vie finit toujours par intervenir ; une maladie, une absence, une décision à prendre dans l’urgence.

Et ce qui avait été mis sous le tapis revient d’un coup.

La transmission ne crée pas de problème, elle met en lumière ce qui est déjà là.

Et tout ce qui a été évité devient, à ce moment-là, un facteur de complexité.


Préparer une transmission n’est pas confortable.

Cela demande de poser des mots, d’ouvrir des conversations - parfois difficiles, d’accepter des désaccords. Mais cela permet de le faire avec du temps, plutôt que dans l’urgence.


Alors la vraie question n’est peut-être pas : « Êtes-vous prêt à en parler ? »

Mais plutôt : qu’est-ce que vous choisissez d’ignorer aujourd’hui… qui pourrait vous rattraper demain ?

Vous traversez cette question dans votre famille ? Parlons de ce passage.

 
 
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